Le blog de Futuropolis pré-publie les premières planches d'Une vie sans Barjot. Appollo et moi souhaitions cet album en noir et blanc, mais puisqu' il s'inscrit dans une trilogie dont Pauline (et les loups-garous) est le premier volet, par soucis de cohérence, notre éditeur a voulu une colorisation dont je me suis chargé. J'aimerais bien connaître un jour la satisfaction de voir un des mes bouquins publié en noir et blanc. Peut-être à l'occasion d'une intégrale...
Je découvre aujourd'hui Bill Orcutt et ce disque de folk expérimental (appelons ça comme ça) à ranger à côté de ceux de Jack Rose - un Jack Rose chahuté, sombre et primitif. Bill Orcut a joué avec Harry Pussy, groupe noise de Miami que je ne connais pas, « le groupe de hardcore le plus extrême de l'ère post-punk » d'après le magazine The Wire.
La rencontre de Gainsbourg et du le Velvet écrit Viceland. Mouais bon. Il semblerait bien, à parcourir le net, que les américains se soient entichés de ce groupe perpignanais. Et il faut que ce soient à Chicago, sur des labels punk (Trouble in Mind et Hozac) que sortent coup sur coup, leur deux premiers 45 tours.
Who you buzzin round now Billy bee, Billy bee, who you buzzin round now? Who you buzzin round now, Billy bee, why you buzzin round her not me? Could it be your honey Billy it ain't good enough, enough for me Billy, honey, bee; could it be you got enough for a lotta queen bees Billy honey Billy bee?
Why you telling me Billy that you wanna be with me Billy oh you lied to me! Why you say you gonna pollinate my flower Billy, say you gonna make a hive with me?
Then I hear you're buzzin round with another yellowjacket bee bee wasn't me billy made a pick a bee bee billy bee bee wasn't me
Now I gotta tell you that this little baby bee she ain't cryin in her honey tea, cause she knows she's got another boy bee that's a hornet, got a real stinger, he.
Oh I promise that I'll never think of you bee Billy promise not to think of me - cause it's with you Billy that I'll never be Billy I don't wanna be with Billy bee.
Extraordinaire chanson d'une géniale inconnue, diffusée aujourd'hui sur WFMU, peut-être ce que j'ai entendu de plus beau ces dernières semaines. Elle figure sur la compilation "freak folk" : Potatoes (Ralph records,1987), où elle côtoie Negativland, The residents ou Half Japanese entre autres. L'album est intégralement en écoute sur WFMU's beware of the blog.
Après des années de vie communautaire en atelier, je peux affirmer que la folk à tendance neurasthénique est le genre musicale consensuel par excellence. Pourtant, à mon humble avis, ce n'est pas l' environnement sonore le plus stimulant pour le dessin, je préfère les trucs bourrins, les boucles hypnotiques, enfin bref, là n'est pas la question. Dans le genre, une jolie et récente découverte via l'excellent blog EXP ETC : Sybille Baier.
Pour la petite histoire : Sybille préfèrera s'occuper de ses mioches plutôt que de sa carrière naissante et ses quatorze chansons enregistrées au début des années 70 auraient pu ne jamais sortir de l'ombre du tiroir où elles moisissaient .
En 2004, Robby le bon fils de Sybille, tombe par hasard sur les bandes et grave un cd qu'il offre à sa reum pour son anniversaire. Si ce n'est pas mignon, tout ça....